jeudi 17 mars 2016

LA PETITE BLONDE, de Slobo

Titre : LA PETITE BLONDE

Auteur : SLOBO


Cela a commencé par un jour comme un autre. Je rentrais de l'école avec la peur au ventre. Mon instituteur nous avait rendu la correction des dernières dictés.
- Sam, tu la feras signer de tes parents.
M'avait-il informé de sa voie froide.
Encore un zéro. J'avais beau connaitre les règles, j'avais encore réussi à en faire plein. J'avais beau ne pas faire de fautes lorsque ma tante me faisait la dictée ; à l'école, face au autre, face à la peur de l'échec je perdais tout ce que je savais.
Lorsqu'il me la tendu, j'avais regardé ma copie parsemée de notre au stylos rouge, et même de traits au stylos vert soulignant certain mot. A coté du Zéro, il y avait marqué *360,5 ...*
" Votre note réel si j'avais dû tout comptabiliser."
M'avait-il indiqué.
Et écrit entre parenthèse
*Zéros Absolue ! Bravo, on peut difficilement faire pire*
Et donc après plusieurs bulle aux dictés, malgré avoir déjà parler à ma mère de mon orthographe désastreux, après m'avoir fait passer de classe en classe avec une des mes copie ratée, voilà qu'il demandait à retourner la copie signer de mes parents.
J'avais pas trop de soucis pour ma mère. Elle me comprenait. Elle savait que je faisait de mon mieux.
Mon père lui c'était autre choses. C'était entre le regard noir qui vous met les tripes à l'air ou bien un râle de souffrance comme si j'avais atteint l'essence de son âme et lui en avait retiré un peu.
J'avais bien voulu contrefaire sa signature, mais je m'étais déjà fait prendre et ça avait été bien pire que si j'avais fait signer le papier. Comme pour un rhume que vous ne voudriez soigner mais qui tournerait en problème pulmonaire.
Donc ce soir là, je prend mon courage à quatre mains, parce que franchement deux ne sont pas suffisantes, et tend la copie à l'autre bout de la table. La où siège mon père.
- Le maître à demandé que vous signez !
Regard qui s'entrecroise. Beaucoup de non dit que j'entend pourtant comme des hurlements en moi. Beaucoup de déception. Un souffle prolonger de mon père devant la note. Et une phrase qui parait anodine.
- Ha ! Mais pourquoi je n'ai pas eu ma petite blonde.
Un regret réel se sent dans sa voie. On sait mes soeurs et moi depuis longtemps que mon père aurait aimé qu'une d'elle soit blonde. Il a eut un temps un espoir, mais il s'est retrouvé avec une brunettes et l'autre châtain, sans parler d'un garçon bon à rien.
Cette phrase anodine a pourtant eut un je ne sais quoi de malsain qui ma donné la chaire de poule.
Nous étions tous les cinq à table. Cinq places pour une table qui pouvait accueillir si personnes. Cinq places occupées et un siège désespérément vide. Et pourtant pour un instant j'aurais juré voir se dessiner dans l'air l'ombre d'un sourire.
Ce soir là, après de multiples remontrances, j'eu du mal à m'endormir. Pas par tristesse. Pas par stresse. Pas parce que j'entendais mon père se plaindre que j'ai encore une fois déçu ses attentes. Non c'est autre choses qui m'a empêché de fermer les yeux, mais une chose sur laquelle je n'arrivais pas à mettre le doigt dessus.

Le temps passa à chaque nouvelle déception de l'un de nous trois nous avions droit au couplet de la petite blonde. Et à chaque refrain la présences à mes cotés prenait un peu plus corps. Pourtant seul moi avait l'air d'en avoir conscience. Un jour, J'ai demandé innocemment à mes deux grandes soeurs si elle n'avait rien sentit d'étrange, mais c'était négatif. Peut-êtres êtes-ce dû au fait que je sois le plus jeune ?

L'année suivant ma nouvelle institutrice ne m'aimait pas beaucoup. Quelque chose en mois lui paraissait assez déroutant pour qu'elle demande un suivit avec le psychologue pour enfant. Une nouvelle fois mon père pris cela comme un attaque, voir un affront. Nous nous sommes donc rendu chez le directeur, qui lui a laissé aucune autre alternative s'il voulait pas que je redouble de nouveau. Je dû donc m'y rendre une fois par semaine. Rien de passionnant, ni d'éducatif. En fait, je passais mon temps à jouer. Mais au détour d'une séance je décidais de parler de mon sentiment au psychologue. Il me fixa d'un oeil malin et doucement me dit.
"C'est ton sentiment de culpabilité, Sam. Tu as honte, alors lorsque ton père évoque cette parfait enfant blond, tu la voie pour un instant, comme un miroir meilleur de toi-même."
Je trouvais cela idiot parce que pourquoi si c'était un miroir je voyais une fille ? Je suis un garçon et j'aimais être un garçon. N'empêche que en rentrant ce jour là je me retrouvait seul chez moi. C'était un après midi ensoleiller mais ça ne m'empêchait nullement d'allumer la télévision pour voir les dessins animée.
Et pendant une seconde alors que l'écran allait s'allumer, je vis son reflet. Elle était un peu plus petite que moi, blonde coupé cour avec des couettes comme Nelly Olsen, un regard bleu vif et intelligent. Car mon père depuis avait précisé que sa petite blonde aurait eut les yeux bleues. Elle portait une robe tout droit sortie de la couvertures des petites filles modèles. Une des lecteurs favorite de mon père. Enfin, Je sentais même l'odeur de cannelle de son shampoing.
Cela ne dura qu'un instant, mais qui paru pour moi un long moment.

Après cela j'ai eut de plus en plus de mal à m'endormir et donc à me concentrer. La petite blonde semblait me hanter, me narguant d'un rire cristallin. Je la percevait comme une personne a mes cotés lorsqu'on mangeait et j'étais toujours le seul à la voir.
A l'école elle me fixait depuis la fenêtre ou derrière le bureau de la maitresse à l'affut de mes erreurs.
Comme si, lorsque l'une d'elle serait tellement énorme, elle pourrait changer de position dans la réalité avec moi.
J'ai malgré tout cela réussit à me faire des amis mais la petite blonde était bien plus fidèle qu'eux. Elle ne se fatiguait jamais et ne me laissait aucun répit. Avec le temps j'appris à l'accepter et la considérer comme une compagne de voyage.

Je grandis et elle en même temps que moi. J'étais pas laid, mais pas intéressant ; Alors qu'elle aurait été sublime à en faire tourner toutes les têtes. J'étais timides et maladroit ; Alors qu'elle aurait été assurée. Pourtant jamais elle ne réussit à prendre pieds dans le réel et c'est surtout cela qui m'avait rassuré.
Malgré tout mes défauts, et mes erreurs je fini mon chemin scolaire en retombant sur un choix qui me plaisait pour ma futur carrière. C'est déjà beaucoup. Mais malgré tout j'imaginais sans mal que la petite blonde, elle, aurait déjà bien avancé dans la sienne car aurait fini toutes les études et la facultés sans mal et bien plus vite.
Et lorsqu'on dû enterrer mon père, je ne pleura pas. Mais j'imaginais parfaitement la petite blonde penchée en larmes sur son cercueil.

On aurait pu croire qu'elle me laisse là. Mais non, infatigable, elle était toujours ma compagne. J'échouais à trouver ma moitié alors que je l'imaginais avoir eut plusieurs amants avant de se marier et fonder une famille. Mais au moins dans mon travail je savais ce que je faisait, c'était mon terrain et le seul endroit qu'elle avait du mal à dominer. Bien entendu, dès qu'il fallait écrire, les vieux démons réapparaissait et elle avec. Elle n'hésitait pas à me suggérer des mots complètement distordu. Tout comme à me fermer les yeux sur ma relecture. Ou encore, peut-être même à pousser mon doigt sur la souris pour j'envoie le message plein de fautes.

Ainsi nous vivions l'un un l'autre en chien de failance sans céder de terrain. Si je n'avais plus mon père pour dire "Ha si seulement j'avais pas petite blonde" je semblais encore l'entendre et ça lui donnait encore beaucoup de pouvoir.

Puis là mort me rattrapa ... Bêtement !
Un accident de la circulation. J'ai pris un feu vert pour un rouge. Oui parfois les couleurs comme les mots se mêlent dans mon esprit.
Ma tête a heurté le trottoir et mon sang s'écoule dans le caniveaux.
Les regrets coulent eux aussi tel un fleuve et puis s'arrêtent ... Une main se pose sur mon torse. On pourrait croire qu'elle va mourir avec moi, que je vais l'emporter avec moi. Non, elle est là vivante comme jamais. Belle comme jamais. J'aimerais dire qu'elle a un mauvais sourire ; mais non ! Il est aussi triste qu'a la mort de mon père. Car la petite bonde est parfaite, elle ne peut donc pas être mauvaise. Si ?
Je sens l'odeur de cannelle, et une de ses larmes. Elle pleure. Après tout elle perd son seul ami, son meilleur ami.
"Je vais vivre pour toi !"
Son les dernier mot que j'entends, et alors que le noir, le froid et la mort m'emporte j'ai comme un doute.

Est-ce elle qui ma fait traverser ?
Ai-je seulement été réel ? Ou dans l'imagination de cette petite Blonde ?

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